
Pourquoi l’Ecosse
Initialement j’avais prévu d’écrire cet article dès mon retour d’Edimbourg mais étant donné que je n’avais pas de blog, il fallait peut-être commencer par le créer et j’étais loin de me douter du temps que ça me prendrait. D’autant plus qu’il était intéressant d’écrire d’abord un premier article pour me présenter mieux que ça. Il va donc falloir que je fasse un effort herculéen pour me souvenir de tout ce que j’avais à raconter et bien le retranscrire dans cet article.
Il faut savoir que j’ai toujours eu une attirance particulière pour les pays situés dans le nord et je n’ai jamais réellement eu l’occasion de me rendre dans l’un d’entre eux (peut-être que nous parlerons dans de prochains articles des autres destinations que j’ai pu faire). Je me dois également de dire que je suis un amateur de whisky, ce qui rend la destination d’Edimbourg particulièrement pertinente. J’ai également une attirance particulière pour l’architecture gothique que je trouve très impressionnante et donc quoi de mieux que cette ville pour découvrir tous ces différents aspects.

Le caractère unique d’Edimbourg
Si vous avez déjà voyagé dans plusieurs villes d’Europe, vous avez peut-être constaté que certaines d’entre elles peuvent se ressembler ou manquer d’âme dans le sens où elles ne sont finalement pas si dépaysantes que ça. Laissez-moi vous dire cependant qu’Edimbourg est une ville qui est, comme qui dirait, très singulière. On y sent vraiment quelque chose de particulier, quasiment hors du temps. Cela est dû, je pense, à différents paramètres comme les pierres très sombres couplées à cette architecture médiévale si particulière qui nous donnent immédiatement l’impression d’être dans un épisode de The Witcher.
Le climat épouvantable dont le Royaume-Uni a le secret et qui a pour conséquence de rendre ses habitants livides, extrêmement carencés en vitamine D et qui leur donne leur bronzage ni hâlé, ni doré mais écrevisse lorsqu’ils ont le malheur de s’aventurer dans le sud, trouve pour le coup ici toute sa place. Le ciel gris et la brume présents durant la quasi-totalité de notre voyage ont beaucoup joué dans l’ambiance presque mystique d’Edimbourg. C’est d’ailleurs bien la première fois que je trouve ce climat appréciable puisque cela contribue à l’immersion.
Je me souviens un jour avoir eu un livre nommé « Les créatures fantastiques » qui nourrissait mon imaginaire d’enfant dans lequel se trouvait une partie entière sur les légendes celtiques. On y abordait les légendes centrées sur les vampires, les loups-garous et les fantômes avec une rubrique axée sur les cimetières si singuliers se trouvant dans ces pays. Ce livre me communiquait une atmosphère très particulière que j’ai retrouvée à Edimbourg. Je peux d’ailleurs affirmer que je n’ai jamais retrouvé ailleurs qu’ici une telle sensation, et c’est selon moi une raison bien suffisante de visiter cette ville.

Contrairement à ce que l’on pourrait penser, ce n’est pas une ville si grande que ça dans le sens où les principaux points d’intérêt sont relativement proches les uns des autres. Nous avons décidé de loger dans un hôtel situé en plein centre et il s’agit de la meilleure décision de ce voyage. En effet, cela nous a permis de tout faire à pied et de n’avoir eu à acheter un billet de bus que pour visiter un seul des monuments. Je vous conseillerais d’ailleurs de prendre des chaussures dans lesquelles vous êtes à l’aise et avec lesquelles vous ne glissez pas parce qu’on dirait que tout a été orchestré pour que les imbéciles de touristes non préparés au voyage se cassent éhontément la gueule. On assiste effectivement à un combo digne du monster trio à savoir des rues pavées glissantes, de la pluie et énormément de marche.

Que voir à Edimbourg ?
Le château d’Edimbourg
Selon moi ce château est le monument le plus chargé d’histoire et le plus représentatif d’Edimbourg et de l’époque médiévale. Je dois avouer que l’Histoire ne m’a jamais vraiment intéressée durant mes années collège/lycée mais c’est probablement car les profs d’histoire puaient de la gueule, étaient inintéressants et préféraient parler de la Mésopotamie et des scribes plutôt que des châteaux forts et des guerres médiévales.
Mais la découverte de ce château et de son histoire a été particulièrement intéressante, il faut l’avouer. Nous y avons découvert une histoire captivante à base de bombardements multiples de la part des écossais et des anglais et on a pu retracer tous les évènements des guerres d’indépendance de l’Ecosse.

On a également pu visiter les cellules des prisonniers, notamment ceux de la guerre de Sept Ans ou de la guerre d’indépendance des Etats-Unis et il faut noter que contrairement à celles des prisons françaises, elles ne sont pas vraiment confortables même si on y installe des iPads et des PS5.

La Old Town à faire à pied et Victoria Street
Enfin une occasion de passer de 10 000 pas par jour à 20 000 pas environ. Vous ne l’aviez pas vu venir mais l’un des moyens les plus simples pour ne pas prendre 3kg durant les vacances est d’augmenter drastiquement sa moyenne de pas à la journée. Plus vous marchez, plus vous vous dépensez et plus vous vous ferez plaisir dans l’assiette mais nous y reviendrons plus tard.
La Old Town est particulièrement agréable à pied, l’arpenter nous permet vraiment une immersion totale dans l’ambiance écossaise. Les bâtiments sont sombres, le soir arrive assez vite et le crépuscule rajoute une couche supplémentaire à l’atmosphère écossaise. Malgré mon absence de « sentiment d’insécurité » je ne conseille quand même pas de s’aventurer dans les nombreuses petites ruelles sombres de la ville, je ne veux pas votre agression sur la conscience.
La cathédrale Saint-Gilles et la Tolbooth Kirk (« The Hub ») sont également deux monuments particulièrement impressionnants à observer tant ils en imposent par leur style atypique.

Nous sommes également tombés nez-à-nez avec l’université d’Edimbourg par le plus grand des hasards. Il est probable que celle-ci accueille les mêmes phénotypes d’individus que chez nous, c’est-à-dire des professeurs incompétents et fainéants et des étudiants bac+9 intermittence du spectacle qui permettent de faire baisser artificiellement le taux de chômage quand bien même tout le monde sait que ce n’est qu’une question de temps avant qu’ils y finissent par la force des choses. Cependant, elle a le mérite de nous faire directement voyager à Poudlard et j’ai cru, pendant un instant, que j’allais enfin pouvoir choisir de rejoindre la maison Serpentard et ainsi avoir le droit de devenir l’antagoniste que j’aspire à être.

Enfin, je ne pouvais pas conclure cette partie sans aborder la célèbre Victoria Street qui a inspiré le Chemin de Traverse d’Harry Potter (je fais l’effort pour l’article mais je ne connais rien à cette saga, donc vous verrez les similitudes par vous-même).

Dean Village
Pour ceux qui sont vite fatigués par la ville, je vous conseille quand même de faire un tour du côté de Dean Village où vous serez face à un environnement beaucoup plus pittoresque qui est également très agréable à visiter. L’idée ici est vraiment de se perdre et de découvrir de jolies rues à l’abri des touristes.
Arthur’s Seat
Un gros morceau de ce voyage pour moi. Ce site situé au sommet d’une colline en pleine ville nous donne l’impression de faire une petite randonnée en montagne et nous promet un panorama sur toute la ville à ne pas manquer. L’avantage est que ce fameux point d’observation est anti-gros car le dénivelé se charge du cas de ces derniers, ce qui fait qu’il faut être digne du Arthur’s Seat pour le contempler, un peu comme lui-même avec Excalibur.
Essayez quand même d’être plus prévoyant que moi qui ai gravi le tout en bottines et en pantalon taille haute, ce qui m’a fait comprendre l’intérêt d’avoir un minimum de condition physique, même si je ne pouvais pas éviter de passer pour le dernier des bobos parisiens alors que je viens du fond de la campagne béarnaise.

N’hésitez pas à finir le séjour comme on l’a fait par Calton Hill qui nous propose un panorama exceptionnel sur toute la ville, l’occasion pour nous de faire un récapitulatif de tout ce que nous avons découvert le temps de notre voyage dans cette mythique ville.
L’atmosphère écossaise
J’ai pu noter quelques éléments intéressants concernant la culture locale. Premièrement, les gens ne désirent pas vivre plus de 7h par jour ce qui est très peu. Effectivement, que ce soit le matin jusqu’à 11h ou le soir à partir de 18h, les rues sont quasiment vides ce qui nous a amené à nous demander ce qu’ils pouvaient bien faire. Ensuite, il y a une grande tendance à finir au pub dès 17h ce qui m’a rendu assez anxieux quant à leur santé globale et leurs niveaux de testostérone.
Pas besoin ici de reparler de la météo qui donne son charme à la ville mais qui m’a fait me questionner sur la raison qui pousse des êtres humains à vivre dans ce genre de région à l’année.
Culturellement, les écossais semblent très fiers de ce qui fait la renommée de leur région notamment le whisky et j’ai été agréablement surpris de voir des drapeaux écossais flotter dans beaucoup d’endroits de la ville, là où je pensais voir une majorité de drapeaux du Royaume-Uni. On a pu apercevoir à plusieurs reprises des musiciens habillés en tenue traditionnelle jouer des morceaux locaux à la cornemuse. J’ai malgré tout eu envie d’insulter 1 ou 2 spécimens qui ont préféré nous jouer « Despacito » tout ça pour plaire aux sudistes.

Culinairement parlant, je dois me confesser sur le fait que j’accuse la globalité du Royaume-Uni d’avoir un véritable palais de dobberman, ainsi peu de spécialités ont été testées durant ce séjour si ce n’est le fameux fish & chips que nous nous devions d’honorer mais que nous avons décidé de déguster dans sa version gastronomique histoire d’éviter d’être déçu.

Cependant, nous avons pu tester des whiskies des 4 régions phares de l’Ecosse, ce qui m’a permis de réaffirmer mon goût pour les whiskies très tourbés qui me valent d’être pris à mon tour pour le dernier des dobbermans par la plupart des personnes à qui j’en fais goûter.
Attention par contre aux « whiskies experiences » de pigeons dont j’ai fait partie car ils vous promettent la dégustation de différents whiskies, au final vous n’en goûtez qu’un seul si vous décidez d’être un rat et de ne pas payer plus pour pouvoir goûter les autres. Cette partie a été la plus décevante selon moi, heureusement qu’on ne s’est pas arrêtés à ça pour trouver d’excellents whiskies.
Le paradis de la diète bien maîtrisée
Vous l’aurez compris, le secret d’une composition corporelle d’élite ne réside pas dans le fait de savoir « se restreindre » et de manger de la salade tous les jours pendant 3 mois car certes vous maigrirez mais vous redeviendrez gros immédiatement en suivant. Et n’essayez pas de compenser en marchant davantage car vous ne ferez que prendre des mollets au lieu de perdre votre ventre. Ce qu’il faut, c’est maîtriser ce que nous mangeons, peu importe ce que c’est et d’agir avec intelligence.
Je vous propose donc de vous détailler succintement comment je m’y suis pris.
Tout d’abord, mentalement, il faut arriver avec un esprit de vacancier. On ne dépense pas 700€ dans un voyage pour être excécrable avec sa femme car elle veut manger un gâteau au chocolat et que vous, vous souhaitez être sec et dessiné. On ne part pas non plus en vacances pour ne pas être en vacances. Gardez en tête que vous n’êtes pas là pour faire de la performance pure ni pour être dans la suroptimisation de tout.
Vous êtes ici pour profiter de l’endroit que vous visitez. C’est pourquoi il faut savoir lâcher prise sur 80% de votre vie et ne garder que les 20% les plus importants. D’un point de vue physique cela veut dire principalement se dépenser par le biais de la marche (le plus simple) et gérer efficacement son assiette sans devenir fou.
Je profite de ce sujet pour vous rappeler que les gens avec qui vous voyagez n’ont probablement pas les mêmes objectifs que vous et qu’ils doivent eux aussi profiter de leur voyage sans avoir à blairer vos « contraintes » alimentaires.
Ceci étant dit, voici l’immense avantage d’Edimbourg (et possiblement de l’entièreté du Royaume-Uni) : chaque aliment, chaque plat au restaurant indique le nombre de calories avec le détails de macronutriments qu’il contient. Ainsi, la première étape sera de déterminer le nombre de calories et de protéines à consommer chaque jour.
Après cela, nous avons opté pour un jeûne intermittent, ce qui nous a réservé des calories pour notre déjeuner et notre dîner.
Au déjeuner, nous nous sommes rendus à « Prêt-à-manger » qui propose des plats peu onéreux, concoctés sur place le matin-même à base de produits frais. Chaque repas nous valait environ 700-800 kcal. Comme nous visitions beaucoup d’endroits, le fait de manger rapidement, efficacement et pour pas cher de bons produits nous permettait d’optimiser notre temps de séjour tout en consommant nos calories de manière intelligente.
Pour le dîner, il était temps de lâcher les chevaux et de manger de délicieux plats au restaurant. L’estimation était d’environ 1200-1400 kcal ce qui nous permettait de faire les gros lards et de ne surtout pas nous restreindre.
Le soir, nous complétions nos apports avec 30g de Whey! et nous étions certains d’atteindre nos totaux caloriques et protéiques.
Je considère l’entrainement comme une option lorsqu’on voyage sur de courts séjours comme ça. De plus, faire une semaine de pause est bien souvent plus bénéfique qu’autre chose car cela permet à votre corps de récupérer et de revenir d’attaque dès que vous serez de retour chez vous.

Gardez bien en tête que la clé de la longévité n’est jamais d’être parfait, mais de rester cohérent et intelligent sur ce qu’il est possible de contrôler même en voyage. C’est en adoptant cette philosophie que vous atteindrez naturellement vos objectifs physiques tout en gardant une vie stylée et en découvrant toutes les spécialités culinaires des pays que vous visitez.
Je terminerai cette partie par mes recommandations de compléments alimentaires à consommer durant votre voyage. Je vous conseille évidemment la Whey! pour le confort d’atteindre vos totaux protéiques sans prise de tête, Chill! le complexe créatine, du Zinc, de la vitamine D3 (plus que jamais nécessaire ici) et du collagène marin pour le confort de vos articulations.

Bilan
J’ai adoré Edimbourg.
J’ai aimé me promener dans ses rues sombres et mystiques, j’ai aimé découvrir son architecture médiévale et gothique et m’imprégner de son histoire.
Chaque visite a été intéressante et le dépaysement que je recherchais en venant ici a été total. J’avoue malgré tout que le soleil manquait par moment mais si cette ambiance sombre, mystérieuse et atypique vous parle, je ne peux que vous recommander de visiter cette ville.
Les seuls problèmes que je soulève cependant sont les prix assez élevés et la pauvreté de la gastronomie, pour tout le reste, c’est un solide 8,5/10.
Et bien entendu, pour les amateurs de whisky, je n’ai pas à vous apprendre qu’il faut absolument venir y faire un tour.
Merci pour votre temps.
-Lucas
Très belle analyse de ton séjour avec le sens humoristique que l’on te connaît !!!👍👍😂😂